• Elyad Mohammadi

Déroulement d'une séance d'ostéopathie


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Vous avez un rendez-vous chez un ostéopathe et c’est votre première fois ? Vous souhaitez savoir comment se déroule une séance d’ostéopathie ? Vous êtes au bon endroit ! Je rappelle que cet article est à but informatif et simplifié afin d’être compris par tous. Une séance d’ostéopathie reste complexe et requiert une formation adéquate dans une école agréée.


Anatomie d’une séance d’ostéopathie


Une consultation d’ostéopathie se déroule en cinq étapes. Les voici :


· Questions

· Observation

· Tests

· Traitement

· Re-test et conseils



1/ Questions


Au début de la consultation, l’ostéopathe doit établir un dossier. Dans ce dossier nous avons l’état civil avec nom, prénom etc… Ensuite viennent les questions sur vos habitudes de vie : quel est votre travail, quels sont vos hobbies afin de déterminer quelles sont les contraintes liées à ceux-ci.


Ensuite s’en suivent les questions sur vos antécédents, vos traumatismes (fractures, entorses, chutes, accidents), vos traitements médicamenteux en cours s’il y en a et vos séjours à l’hôpital.


Une fois toutes les informations relevées, l’ostéopathe passe au cœur du sujet : votre motif de consultation. Que s’est-il passé, où avez-vous mal, depuis combien de temps ? Tous ces éléments réunis, l’ostéopathe se fait une ou plusieurs hypothèses quant à, ce que l’on nomme dans notre jargon, la dysfonction ostéopathique qui a mené à votre douleur actuelle. Je rappelle qu’en ostéopathie, nous prenons en compte le patient dans sa globalité. Afin de déterminer l’hypothèse la plus probable, l’ostéopathe passera donc à l’observation et aux tests.


2/ Observation


Une fois l’interrogatoire terminé, vous vous mettez en sous-vêtement (pas obligatoire, mais fortement recommandé), d’abord en position debout afin que l’ostéopathe puisse voir comment vous vous tenez dans l’espace. Y a-t-il des asymétries entre la droite et la gauche ? Le patient a-t-il tendance à se pencher vers l’avant ou l’arrière ? La peau est-elle marquée ? Tout un tas d’éléments qui peuvent déjà nous orienter.


3/ Tests


L’objectif des tests est avant tout de déterminer si la prise en charge sera ostéopathique ou médicale. L’ostéopathe réalisera donc des tests différentiels afin de teste l’intégrité de la structure et d’écarter tout drapeau rouge, signe d’une lésion organique (ex : hernie discale lors d’une douleur de sciatique).

Une fois les drapeaux rouges écartés, l’ostéopathe va vérifier la mobilité de chaque segment du corps. Les tests sont ainsi actifs (le patient effectue les mouvements) et passifs (l’ostéopathe effectue les mouvements pour le patient).


Une fois les tests terminés, l’ostéopathe peut garder une hypothèse, appelée schéma dysfonctionnel, qui permet d’expliquer au patient les liens entre les pertes de mobilité de son corps et la douleur qu’il présente. Le traitement commence lorsque le patient comprend et donne son accord pour le traitement.


4/ Traitement


Suivant la nature de la dysfonction, plusieurs types de techniques sont à la disposition de l’ostéopathe afin de corriger une dysfonction. Il y a les techniques ostéo-articulaires qui permettent de mobiliser une articulation spécifique avec des mouvements rythmiques ou bien des techniques de craquement. En fonction du besoin, l’ostéopathe choisira la technique la plus adaptée à son patient. Le patient peut bien évidemment refuser une approche, je pense surtout aux techniques de craquement. Mais rassurez-vous, nous avons plus d’un tour dans notre manche !


Il existe aussi des techniques myo-fasciales, où l’ostéopathe va mobiliser les tissus mous du patient afin d’agir sur les muscles et les fasciae. Ce sont des techniques douces qui permettent d’avoir une action en profondeur dans les tissus, là où sont situés les différents récepteurs (douleur, proprioception etc). Bien que douces, elles sont extrêmement efficaces.


Cette approche fasciale permet aussi de traiter les organes dans le ventre ! Lorsque la mobilité et la motilité des organes est atteinte (leur mouvement), ce sont ces fasciae qui en sont responsables. L’ostéopathie viscérale permet donc de redonner de la mobilité entre les organes, avec leurs attaches sur leur cadre osseux mais aussi de les stimuler avec des techniques rythmiques.


Enfin, l’ostéopathe peut aussi se servir de l’axe crâne/bassin afin de traiter le système nerveux. Je précise que c’est plus complexe que ce que j’écris ici, mais vous aurez une idée générale de la chose. En effet, le corps a plusieurs rythmes différents : cardiaque, circulation du sang, respiratoire et activité cellulaire et méningée. Tous ces rythmes se concordent et se synchronisent et l’entrainement palpatoire de l’ostéopathe permet de ressentir ce rythme. L’ostéopathe se positionne donc aux extrémités de cet axe crânio-sacré (crâne et sacrum) afin de ressentir ce rythme. En fonction des informations qu’il reçoit dans les mains, l’ostéopathe peut déterminer si une correction de cet axe est nécessaire. Si vous souhaitez en savoir plus sur les traitements crâniens, laissez un commentaire et j’écrirai un article sur ce sujet.


Une fois le traitement fini, place à nouveau aux tests.


5/ Re-test et conseils


L’ostéopathe vérifie le résultat de son traitement. Il va pour cela, retester les zones qui étaient restreintes en mouvement et comparer avec le début de séance. C’est le moment d’un ajustement final si besoin. Sinon, le patient peut se rhabiller et l’ostéopathe donnera des conseils aux patients afin d’optimiser les effets du traitement.


Voilà, vous savez maintenant ce qui vous attend lors de votre consultation en ostéopathie ! Si vous avez des questions concernant cet article, n’hésitez pas à écrire un commentaire.

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